Introduction

Suivi du Cadre d’action de Belém

Que dans le cadre d’une grande conférence internationale, les gouvernements s’engagent à atteindre des objectifs précis est une chose. Qu’ils tiennent leurs engagements par la suite en est une autre. Lors de la sixième CONFINTEA organisée à Belém au Brésil, à la fin de 2009, des décisions ont été prises en faveur du renforcement de l’apprentissage tout au long de la vie et de l’éducation des adultes, dans le «Cadre d’action de Belém». Il s’agit à présent de veiller à ce que ces décisions soient réellement mises en oeuvre et le cas échéant, de rappeler les engagements avec fermeté.

Bettina Bochynek, qui a accompagné les travaux préparatoires de la CONFINTEA VI dans le cadre de son travail au sein de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie de Hambourg (UIL) et à présent chargée du suivi, expose la manière dont l’UIL organise le suivi de la mise en oeuvre du «Cadre d’action de Belém».

Timothy Ireland est enseignant en éducation des adultes à l’Universidade Federal da Paraíba. De 2004 à 2007, il a été directeur national de l’Éducation des Jeunes et des Adultes au ministère brésilien de l’Éducation, puis représentant brésilien de l’UNESCO dans le cadre des travaux préparatoires de la CONFINTEA VI. Il décrit les efforts de suivi déployés par l’Amérique latine où s’est tenue, du 25 au 27 mai, la première conférence de suivi au Mexique.

Tanvir Muntasim est originaire du Bangladesh et coordinateur des campagnes et du travail de plaidoyer en Asie du Sud, au sein du Bureau d’éducation des adultes pour l’Asie et le Pacifique Sud (ASPBAE). Il explique ici le processus de suivi du point de vue des Asiatiques. À la fin de l’année dernière, une réunion des ministres de l’Éducation de la région a eu lieu au Bangladesh, à laquelle a participé l’ASPBAE en tant qu’organisation de la société civile. Tanvir Muntasim réitère la nécessité de systématiser le suivi.

L’Uruguay est un petit pays peuplé de 3,4 millions d’habitants et de 16 millions de moutons. Depuis 2005, année de l’arrivée au pouvoir du gouvernement de gauche, il est cependant connu en raison de sa politique éducative axée sur l’«éducation pour tous, tout au long de la vie et dans tout le pays». Le secteur de l’éducation non formelle, considérée dans d’autres pays comme le parent pauvre des politiciens responsables de l’Éducation, a été placé au même niveau que les autres secteurs, à savoir l’école, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle. Jorge Camors est responsable de l’éducation non formelle au ministère uruguayen de l’Éducation.